samedi 14 novembre 2009

La reine qui anticipait

 Isabel de Portugal Zurbarán 1640, óleo sobre lienzo, 184 x 98 cm
J+M


Santa Isabel de Portugal [Zurbarán] 1640, huile sur toile, 184 x 98 cm Musée du Prado

Parmi tous les privilèges de la sainteté, celui de pouvoir contempler dès ici-bas la réalité des valeurs éternelles n’est pas le plus mince. Or c’est ce qu’il advint à Sainte Elisabeth, reine du Portugal et dont le célèbre miracle des roses donne un exemple frappant (São rosas, senhor....). Car au fond on pourrait penser qu’en informant son mari sur le contenu de son tablier, la sainte avait menti, ce qui n’est pas considéré comme une vertu, bien au contraire. Elle portait, on le sait, des secours pour les nécessiteux.
Or sa réponse "Ce sont des roses, Seigneur" pour désigner l'argent des aumônes, validée par le Ciel, pose un problème car elle ne dépeint pas exactement ce qu’elle portait, mais dans un raccourci, anticipe la réalité future de son geste. Donner à manger à ceux qui ont faim est certainement une œuvre de miséricorde, qui permet de poser des gestes pour l’éternité. Leur valeur devient alors éternelle. Les quelques biens matériels qu’elle avait destinés à cette action sont devenus des roses célestes, plantées dans un jardin qui n’a pas vocation à se flétrir.
On peut retenir de ce miracle plusieurs choses quoi nous concernent aujourd’hui et maintenant.
- En premier lieu, la reine est devenue alchimiste par amour, elle a été capable de transformer de la matière périssable en symbole immortel. C’est cette alchimie que le chrétien est appelé a effectuer au long de sa vie et qui est rendue possible par la grâce du baptême, elle est la noblesse de sa vocation qui fait de lui un prophèteun prêtre et un roi.
Prophète qui parle au nom de Dieu, prêtre qui offre le sacrifice de ses prémices (de sacrum, neutre de sacer « ce qui est sacré » et facere « faire ; accomplir une cérémonie sacrée. Rendre sacré est précisément ce qu’a fait Sainte Elisabeth qui a transformé un peu d’or terrestre en roses immortelles et sacrées, agréables à Dieu).
Roi enfin en sa qualité de fils du Roi des rois.
- Ensuite elle a été capable d’une acuité spirituelle extraordinaire, qui lui a permis de reconnaître le Christ dans l’Autre, dans les pauvres démunis et malodorants qui se traînaient devant son palais, car c’est bien le Christ qui a opéré le prodige de transmuer en roses les secours qu’elle portait.
- Enfin, son action a eu une portée exemplaire et extraordinaire sur son mari, lequel n’ignorait pas ce qu’elle faisait et lui avait tendu un piège pour la mettre en difficulté.
A n’en point douter, le sire portugais tout pétri de machisme a dû passer un drôle de moment devant l´évidence de la sainteté de sa femme alors qu’il s’apprêtait à lui donner une leçon d’économie domestique. Rebondissement inattendu, mais logique, l’œuvre de charité simple devient spirituelle, car corriger ceux qui se trompent (sous-entendu avec douceur mais fermeté) est aussi une des œuvres de miséricorde que le chrétien doit accomplir pour remplir son propre panier avant de le présenter au Seigneur lors de l’examen appelé jugement particulier .

La triple portée de cette scène doit nous parler aujourd’hui.
Les pièges de l’argent, de l’individualisme et de l’égoïsme sont insidieux mais prégnants. A l’inverse, la vraie noblesse est à la portée de tous, elle est dans le partage et l’accomplissement de la volonté de Dieu.
Nous avons tous à anticiper la réalité future de nos gestes, et avec notre temps, notre argent et nos efforts d’aujourd’hui nous pouvons planter des roses pour éternité, ce soin n’est pas réservé aux princesses.
Roses de prières et roses de sacrifices, roses d’aumônes et roses de miséricorde. Aujourd’hui comme hier le pauvre est à nos portes et a faim, qu’il soit pauvre de pain ou pauvre d’estime de soi, pire encore, pauvre au point d’avoir oublié la noblesse de sa vocation et ne savoir ni qu’il est fils de Dieu, ni même qu’il y a un Dieu.
La gloire du chrétien c’est sa rapidité à lui apporter secours en lui montrant Dieu essentiellement à travers sa propre manière de dire Dieu, c'est à dire en agissant avant tout par amour, en donnant l’exemple du pardon et de la générosité.

En ces jours de novembre, il y a aussi une pauvreté à soulager, ce sont les besoins des âmes du Purgatoire.
Âmes paradoxales, si pauvres qu’elles ne peuvent plus rien faire pour elles-mêmes, si riches d’avoir déjà la certitude (que nous n'avons pas) qu’elles seront un jour avec Dieu.
A l’exemple de sainte Elisabeth du Portugal, soyons généreux avec elles, même – et surtout – si nous n’avons que quelques miettes à offrir. Souvenons-nous de la multiplication des pains faite par le Seigneur. Elle ne s’est pas faite ex nihilo, mais à partir du goûter qu’un enfant a mis à la disposition du groupe des apôtres, un peu de pain et de poisson.
Ces miettes serviront, après avoir été bénies par le Seigneur, à alimenter une foule de 5000 hommes.
Si nous donnons au Seigneur une miette pour les âmes, Lui il agira. Et nous aurons la joie insigne d’avoir contribué à l’arrivée au Ciel de ceux qui nous ont fait arriver sur terre, ancêtres, amis, parents, bienfaiteurs défunts.


Idées solidaire nº14 :
Apporter des miettes à Dieu pour la foule des défunts, sachant qu’Il les multipliera.
Miette de temps : réciter une dizaine de chapelet, dire une courte prière en passant devant un cimetière…
Miette d’argent : faire dire une messe (17 € dans les diocèses de France), donner une aumône, répondre à une sollicitation pour une ONG ….
Miette de solidarité : poser un geste de miséricorde pour les âmes, qui peut aussi n'être que ce que qu’une simple écoute généreuse des souffrances d’un(e) importun(e)…
Il y a des tas de 
miettes qui ne demandent qu’à être bénies par Dieu, à nous de les trouver. Petit à petit nous apprendrons à donner de plus en plus, nous savons qu'un jour où il faudra bien tout Lui remettre, alors autant s'entraîner.


Marc 6:41-42


Il prit les cinq pains et les deux poissons et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains, et les donna aux disciples, afin qu'ils les distribuassent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tous mangèrent et furent rassasiés,

Mat 25:40

Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

vendredi 13 novembre 2009

C’est la Croix qui nous porte

c’est la Croix qui nous porte

La Croix, en ce vendredi, comme une évidence :
c’est la Croix qui nous porte, la Croix qui nous sauve.
Cette Croix comme une arche, nous contient tous, nouveaux Noé
appelés à voir la Colombe nous annoncer de nouveaux rivages
C’est la Croix aussi qui conduit les défunts
à travers l’immensité des abîmes jusqu’au port de Son cœur.

Sur la Croix, le très gracieux et très aimable enfant de David n’avait plus figure humaine
et sur les gibets de nos avis, de nos opinions, de nos lâchetés,
Sa Parole est pareillement défigurée et trahie.


Idée solidaire nº 13

Réciter le Chemin de Croix pour les âmes ou encore regarder un crucifix avec un cœur contrit et reconnaissant, non pas comme un objet, mais comme un sceau sur une lettre d’amour.
Le faire en solidarité avec les âmes pour qui nous prions en ce mois de novembre, mois des âmes, mois des fiançailles du Christ avec toute leur cohorte immense qui se purifie pour entrer dans les noces éternelles.
Trop peu de chrétiens  regardent la Croix avec toute la reconnaissance due au Maître de la vie, qui a accepté pour chacun d'entre nous une injuste condamnation, suivie d’une exécution atroce. Or c’est par elle que nous sommes sauvés, il ne faut donc pas hésiter, en compensation de toutes ces froideurs, à montrer beaucoup d’attachement à cette croix dans une démarche solidaire de réparation et d’amour.


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Les armes du combat :

Colossiens 2-15 :

Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la Croix. 

jeudi 12 novembre 2009

Quel est donc le jeûne qui me plaît ? (Isaïe 58)

délier les attaches
J+M


L’exercice du jeûne -on l’a vu- est efficace pour tourner les cœurs vers l’essentiel, et purifier les excès des appétits divers. A ce titre, s’il est offert, accompagné de prière et d’actes de solidarité, il peut constituer une aide efficace pour les âmes du Purgatoire. Il est de plus accompagné de grandes joies pour celui qui le pratique.
Mais le mot jeûne, pris dans une dimension surnaturelle, au-delà des limites simples de la nature, là où intervient la grâce, peut revêtir d’autres aspects.
On peut jeûner et s’abstenir de nourriture mais aussi de télévision, mais aussi d’Internet (un jeûne qui, pour ma part, me coûte quelques combats), de tabac ….
Bref d’un tas de choses qui nous font vivre, mais aussi mourir.
Il y a enfin une dernière catégorie de jeûne que Dieu aime, et qui est très explicitement exprimée dans la Bible :

Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?
Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement.
Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Isaïe 58:4-8.

« Délier les attaches du joug » est une expression particulièrement éclairante. Le joug plus lourd à supporter c’est celui de l’estime de soi, lorsqu’elle est hypertrophiée et qu’elle empêche l’homme d’humilier son âme.

L’expression « faire tomber les chaînes injustes » nous convie à entrer dans une lecture surnaturelle des injonctions naturelles de ce chapitre d’Isaïe. Elle est soulignée par un procédé d’insistance des plus efficaces : la triple répétition. Aussi il est permis de penser que sur le plan spirituel les œuvres de miséricorde qui sont décrites et traduisent toutes des expressions actives de la charité peuvent se transposer dans la dimension surnaturelle, et nous faire dénouer les liens de ceux qui séjournent hors de portée naturelle, c'est à dire au Purgatoire.

« Partager ton pain » ressemble fort à une invitation à offrir le Pain de vie de la communion pour les âmes qui n'y ont plus accès.
« Recueillir chez toi le malheureux » : accepte que le souvenir des chers défunts soit présent dans ton cœur, sans en chasser la mémoire parce qu’elle est trop lourde ou trop douloureuse ou trop angoissante.

« Couvrir celui que tu verras sans vêtement »
Il est peu probable que cela nous arrive au sens propre aujourd’hui (mais sait-on jamais), cela dit au plan surnaturel, être dépouillé de la vie et de la capacité de mériter pour soi est une forme de nudité que la prière charitable peut couvrir (cf billet d’hier et la réponse du Seigneur à l’offrande de son demi-manteau à St Martin).
Nos amis du Purgatoire apprécieront, à n’en point douter, que l’on les délie des liens qui les entravent et les privent de la vision béatifique de Dieu. Ils s’empareront alors de la promesse qui figure leur entrée dans la cité céleste et qui éclate à la fin des versets d’Isaïe :
Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement.
Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera.

Idée solidaire nº 12
Se souvenir des défunts dans la prière et les présenter au Seigneur lors de la Communion.
Jeûner- (au sens d’Isaïe) ou faire le sacrifice d’une émission de télé, ou d’une ballade sur Internet et les remplacer par un moment de lecture de la Bible pour eux.


Les armes du combat, d'après Isaïe 58,4-8 .

-Détache les chaînes de la méchanceté.
-Dénoue les liens.
-Que l’on rompe toute espèce de joug.
-Partage ton pain.
-Fais entrer dans ta maison les malheureux.
-Si tu vois un homme nu, couvre-le.

mercredi 11 novembre 2009

Guerre et paix



J+M
11 novembre : Guerre, ou plutôt fin de la Grande guerre, la der des der. Que de braves, de moins braves, de désespérés qui ne demandaient qu’à vivre tombés directement du champ d’honneur ou des tranchées dans les bras de Dieu.
Que de monuments aux morts croulant de noms en Lozère dans des villages à présent dépeuplés.

11 novembre : Fête d‘un soldat ami de la paix, qui utilisa son sabre pour couper en deux son manteau et donner à un pauvre la part qui lui était propre, le reste appartenant son paquetage.
Le Seigneur apparut à Martin vêtu de ce demi-manteau.
Idée solidaire nº 11 :

Prier pour les soldats défunts. Ils ont donné leur vie, donnons leur nos prières.
Prions St Martin, afin qu’il les recommande au Pauvre parmi les Pauvres, le Christ, riche de l’Univers mais pauvre de notre amour. Lui qui nous enrichit sans cesse de sa vie divine.
L’Amour n’est pas aimé.(St François)
En L’aidant à intégrer dans son Ciel les âmes du Purgatoire, nous lui offrons un acte d’amour.
Vêtons-les du manteau (ou demi manteau) de notre solidarité inter-ecclésiale, 
la charité recouvre une multitude de péchés, les leurs, les nôtres.
Ils sont morts de la Guerre, qu'ils reposent en paix, dans les bras du 
Prince de la Paix.

mardi 10 novembre 2009

La joie du jeûne


Oui, il existe une joie du jeûne, une joie de cette solidarité avec les pauvres, avec les petits, les humbles et les affamés. Il revêt des formes diverses et variées, du simple jeûne au pain et à l’eau, à celui plus difficile et strict qui exclut toute aucune absorption d’aliment ou de liquide comme celui qui est décrit dans le livre d’Esther. et qui précéda le relèvement de tout le peuple d'Israël. Le jeûne volontaire pour l'amour de Dieu, pratiqué depuis toujours (on en retrouve mention dans l'Evangile. Alors que les pharisiens s'étonnaient que les disciples du Seigneur ne le pratiquent pas ils s'entendirent répondre :
Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. ). Cette réplique du Seigneur annonce bien que les chrétiens intégreront cette pratique, le jeûne est en effet une bénédiction que Dieu accorde gracieusement, il suffit de la demander.
Marie dans ses messages l’a souvent demandé, notamment à Medjugorje , où il est de tradition de jeûner 2 fois par semaine au pain et à l’eau.
La pratique du jeûne est un peu remisée, mise au placard dans notre religion. Elle est en revanche tout à fait considérée et respectée si elle concerne un régime, une diète, c'est à dire une activité de peu de substance spirituelle.

Jeûner pour l'amour de Dieu, en solidarité avec les pauvres, et au premier chef les plus pauvres des pauvres, les défunts qui ne peuvent plus rien pour eux-mêmes, est pourtant une aventure spirituelle simple et riche de découvertes, ne serait-ce que parce que cela dégage du temps pour la lecture de la Parole de Dieu, car l'homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole de Dieu. (Lc 4 :4) .
Le jeûne agrandit l'âme et lui donne des perspectives plus humbles, il est bon d'avoir faim, de ne pas assouvir instantanément ses pulsions, et de se contenter modestement de découvrir ses propres limites. Cela permet d'acquérir de la patience et de sortir de la tyrannie de l'instant.
Le jeûne revêt tout son sens s'il est précédé de la prière, accompagné de la lecture de la Parole et suivi d'une aumône.
A ce titre, ces pratiques pieuses et joyeuses peuvent être utiles à nos défunts qui profiteront de cette solidarité pour être libérés du poids de leurs possibles dérèglement en ce qui concerne l'appétit ou la gourmandise ; et des tristesses qui vont avec.
C’est donc un projet gagnant-gagnant, où tout le monde trouve son compte : le croyant qui entre dans la joie du jeûne, et les âmes qui par l’effet de cette solidarité entrent plus vite dans la joie du Ciel. Il existe en outre un nombre considérable de bénéfices adjacents, comme celui de de donner du repos à l’organisme du jeûneur et … qui sait, si cette pratique se généralisait, la planète tout entière s’en porterait-elle plus mal ?

Idée solidaire nº 10 : En ce mois de novembre, entrer dans la joie du jeûne en solidarité avec les âmes du Purgatoire
Les armes du combat :
Lc 17 :21
Et il leur dit : Cette sorte ne peut sortir en aucune façon, si ce n'est par la prière et par le jeûne. ...

Prière attribuée à St Ephrem le Cyrien
(Voir le magnifique commentaire de cette prière sur les site des Assomptionnistes)
PRIERE POUR LES JOURS DE JEÛNE

" Seigneur et maître de ma vie,
Ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement,
De domination et de vaines paroles.
Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité,
De patience et d'amour,
A moi votre serviteur.
Oui, Seigneur Roi,
Donnez-moi de voir mes fautes
Et de ne pas juger mon frère,
car Vous êtes béni dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
Ô Dieu, purifie-moi, pêcheur.

lundi 9 novembre 2009

On dit que sur ces rivages



J+M

On dit que sur ces rivages
La clarté est douce et les cœurs sont sereins
pleins d’une nostalgie joyeuse, d’une ardente patience.
On dit que sur ces rivages
Le visage de Dieu est inscrit à l'intime de soi
Et que nulle lumière n’est plus poignante aux souvenirs dans la plus âpres des nuits.
On dit que là-bas les peines sont dures et que les cœurs sont doux
à ceux qui ont entrevu la Cité sans portes où la fête les attend.
On dit que sur ces rivages
Nulle monnaie n’a cours si ce n’est l’amour qui a été donné ;
Et que sans le donner on en pourrait mourir.
On dit que sur ces rivages
Tu viens parfois, Marie, apporter de l’eau sainte aux altérés.
On dit que sur ces rivages
Les anges feront un pont de leurs ailes
pour escorter les épouses vers l’Epoux qui les appelle.

Idée solidaire nº 9
: Réciter un psaume pour les défunts
*****
Les armes du combat :
Tous les psaumes appelés cantique des montées ou des degrés soit du Ps 120 au 134 sont particulièrement indiqués, (y compris le psaume appelé De profundis, le 130). Les prier en se souvenant que Jérusalem figure la Patrie Céleste et qu’Israël est notre nom à tous.