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Le baptême du Christ. Le Pérugin. Huile sur Panneau Musée des Beaux Arts de Rouen |
Dans le récit
évangélique du baptême de Jésus, une chose me frappe, c’est l’eau. L’eau
de ce baptême ! Quelle tache à laver a-t-elle
pu trouver dans le Très Pur ? Portant, le texte nous met devant l’évidence
d’un Jésus recevant d’un homme le baptême.
J’aime penser que
cette eau, sanctifiée au contact du corps de Jésus en reçut une vertu lustrale
au sens fort pour l’humanité entière (tout le peuple, dit l’évangile).
De quoi avons-nous à
nous laver ? Tant d’imperfections, d’impuretés, de poutres dans les yeux,
de brindilles, etc…
Tant de cendre
répandue hypocritement sur nos têtes sans contrition aucune.
Tant de poussière
amassée avec passion.
Jésus, le seul pur,
reçoit le baptême d’un homme qui l’était infiniment moins que lui.
J’aime à penser que
cette eau a coulé dans le Jourdain, que des maraîchers l’ont prise pour
irriguer des jardins, des mains pieuses pour arroser des roses, que d’autres se
sont jointes pour en boire et pour prier.
Cette eau a coulé sur
la terre des hommes et s’est évaporée dans le Ciel de Dieu, pour revenir
apporter encore les bienfaits de ce baptême tout divin à une terre toujours
plus tentée de s’empoussiérer.
J’aime à penser que
je suis là aussi parmi la foule, que je peux, à défaut de toucher Ses
vêtements, laver mon visage et mon cœur à cette eau, me laisser laver par Lui
comme l’ont été les Apôtres le soir où il fut pris. Il est toujours possible de
s’imaginer dans les scènes de la vie de Jésus puisque Sa divinité nous portait
tous à chaque instant, comme elle continue de le faire.
Et de même que le
cycle de l’eau est éternel et immuable, le cycle de Sa Grâce toujours nous lave
et nous ouvre les Cieux.
Luc 3, 21 :
Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé
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