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Jacques Raymond BRASCASSAT
Taureau et autres animaux dans une prairie
Huile sur toile. Nantes ; musée des beaux-arts |
Viens, Berger de mon âme déguisée, toi
qui l’as reconnue
Sous l’accoutrement du mensonge et du
déni.
Tu as vu le fond d’un cœur absorbé par
ta beauté, un cœur qui tout en te cherchant te défie.
Viens, déchire ces enveloppes sordides
et retrouve ce qui est à toi.
Elle a voulu avec opiniâtreté
Brouter dans les pâtures de tes
ennemis,
Boire à toutes les sources, sauf à la
tienne,
Rêver d’envols, de sceptres,
d’ouvrages obscurs, érudits ou simplement divertissants.
Et toi, Tu l’as achetée et rachetée
cent fois
Et cent fois elle t’a tourné le dos,
préférant autre chose.
Viens, très saint. C’est de toi seul
que vient le repos.
Les fatigues de ne pas être à toi ne
sont rien à côté de l’épuisement
de courir pour échapper à ta grâce.
Comme les planètes reçoivent du soleil
Leur force et leur lueur
Ainsi je veux recevoir de toi, mon
créateur
La force qui sorte de
l’engourdissement
Une âme figée dans la stupeur.
Sans Toi nous ne pouvons rien faire,
Rien, absolument.
Rien de bon en tous cas,
Rien de ce qu’espère l’âme captive de
tous ses oripeaux de convoitise.
Viens, très saint, je ne te refuse
plus
Je veux parcourir un à un, porté par
toi
les pas qui conduisent à l’autel.
Là je veux solennellement brûler
Dans un parfum de prière, une nuée
d’encens
Si éloignée des douces motions de ton
amour.
Si je comprends bien c'est le message de carême du Pape qui t'a inspiré ce... poème.
RépondreSupprimerOui Michelaise, merci pour ta lecture attentive et pout le mot poème attribué généreusement à ce soliloque.
RépondreSupprimerL'illustration m'a rappelé Rosa Bonheur ou son père Isidore Bonheur, je ne sais plus lequel des 2 s'était fait, au XIXème le spécialiste du troupeau de vache, taureau à l'appui !!
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