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C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons (Matthieu 7 :15)
J’aime ce verset de l’évangile du jour rapporté par Matthieu. Il mobilise les humbles connaissances botaniques des contemporains du Seigneur. Jésus, en qui se trouve tous les trésors de la sagesse et de la science, se met à leur portée afin d’en être compris.
Et pour toutes sortes de raisons ce verset riche en chlorophylle me parle. Il s’adresse, selon la belle formule de Saint Augustin, directement aux oreilles de mon cœur.
On retrouve à nouveau la règle toute simple souvent mentionnée : les réalités terrestres sont l’image de celles d’en Haut.
Jésus Christ, vivant au milieu de nous, nous parle encore aujourd’hui par ces mots. Le raisin évoque bien sûr le vin, qui représente à son tour la vie qu’Il nous donne (je suis venu pour qu’ils aient la vie, et la vie en abondance). Dieu a souvent dans l’Écriture comparé Israël à une vigne. Israël, vigne du Seigneur, devait selon les termes du pacte passé avec Dieu lui rapporter raisin, vin, fête et joie. Lui rendre un tribut festif d’adoration et de louange. Ce raisin est donc celui que le Maître de la vigne appelle de ses vœux et ne trouve pas en Israël.
J’aime ce verset de l’évangile du jour rapporté par Matthieu. Il mobilise les humbles connaissances botaniques des contemporains du Seigneur. Jésus, en qui se trouve tous les trésors de la sagesse et de la science, se met à leur portée afin d’en être compris.
Et pour toutes sortes de raisons ce verset riche en chlorophylle me parle. Il s’adresse, selon la belle formule de Saint Augustin, directement aux oreilles de mon cœur.
On retrouve à nouveau la règle toute simple souvent mentionnée : les réalités terrestres sont l’image de celles d’en Haut.
Jésus Christ, vivant au milieu de nous, nous parle encore aujourd’hui par ces mots. Le raisin évoque bien sûr le vin, qui représente à son tour la vie qu’Il nous donne (je suis venu pour qu’ils aient la vie, et la vie en abondance). Dieu a souvent dans l’Écriture comparé Israël à une vigne. Israël, vigne du Seigneur, devait selon les termes du pacte passé avec Dieu lui rapporter raisin, vin, fête et joie. Lui rendre un tribut festif d’adoration et de louange. Ce raisin est donc celui que le Maître de la vigne appelle de ses vœux et ne trouve pas en Israël.
Il faudra donc que le Christ
fasse couler ce vin de la vie et la joie, celui du Royaume. Il le fera couler avec
libéralité à Cana lors de son premier miracle, à la demande expresse de Sa
mère.
Ce vin n’est pas un symbole nébuleux : il appartient au quotidien. Nul besoin de théologie pour en percevoir le sens immédiat. Or on ne le trouvera pas dans les épines, c'est-à-dire dans tout ce qui limite l’homme, l’empêche de marcher, l’étouffe et le prive de sa ressemblance avec Dieu, de sa qualité de fils de Dieu, cohéritier du Christ. La quête de Dieu est l’ouverture d’un chemin de liberté, en aucun cas elle ne peut être synonyme d’enfermement.
Je pense à mon chardon d’hier, qui avait su franchir ses propres épines et sauter du coup au-delà des barbelés qui le voulaient enfermer. Belle leçon qu’il nous a donnée. Les chardons sont souvent plus chrétiens que nous.
Donc, pour avancer dans la liberté des enfants de Dieu, il faut en quelque sorte accepter de nous laisser agrandir par Dieu lui-même. Il nous hisse jusqu’en son Immensité en renonçant à nos propres prétentions à la grandeur et à l’autosuffisance. On reconnaît à cela l’œuvre de vie de Dieu en nous : c’est le raisin qui pousse quand nous, les sarments, acceptons de recevoir la vie du Cep qui est le Christ.
Pour continuer de filer la métaphore de la vigne, on ne cueillera donc pas la vie éternelle dans les épines des doctrines revenues à l’état sauvage, qui font fi de l’union de l’homme à Dieu, ou pis encore, qui font de l’homme son propre Dieu, le réduisant au terrible esclavage que dénonçait en ces termes le Poète dans Recueillement des Fleurs du Mal : « Sous le fouet du plaisir, ce bourreau sans merci ... »
Qu’en est-il de la figue, celle qu’il est impossible de cueillir sur les chardons ?
On sait que ce fruit calme la faim et la soif, au point qu’il était jadis un aliment complet capable de nourrir son homme à la belle saison. On se souvient que le Seigneur lui-même demanda un jour des figues à un arbre qui n’en avait pas et qu’à la stupéfaction de Ses apôtres, ce figuier se dessécha puis mourut en quelques heures. Tragique dénouement.
Les figues représentent le fruit que Dieu attend de nous. « J’ai soif » a-t-il dit à la Croix. A ce moment terrible, aucun fruit de douceur n’a été donné à Dieu par l’homme, si ce n’est tout le contraire : une éponge imbibée de fiel !
Reste qu’il nous est possible de donner à Jésus de ce fruit qu’il lui plaît de nous demander, et que dans sa bienveillance il veut bien accepter de nous (nous qui n’avons, soit dit en passant, rien à lui offrir qu’Il ne nous ait déjà donné lui-même).
Comment ?
En les cherchant pas sur les chardons, sur ce qui pousse spontanément comme le dit le texte que Matthieu applique aux faux prophètes. Mais en les cultivant avec constance et humilité au fond d’un cœur qui s’exerce à la charité. En répétant avec amour nos allégeances à Son Amour. En produisant un fruit de bienveillance et de douceur qui Lui ressemble. Là est la vraie saveur des fruits que nous lui pouvons tendre, nous les ouvriers de Son Jardin, invités à travailler dans sa vigne pour sa Gloire lors des quelques instants qui constituent toute notre vie.
Épines et chardons, amis de mes courses folles dans les chemins creux, vous ne semblez pas avoir la côte avec le Seigneur. En effet vous piquez, lacérez et blessez, vous obstruez le passage et ne laissez pas l’aventurier avancer librement là où son gré le conduit.
Et cependant vous avez porté un jour un fruit inouï.
Les épines qui ont blessé la tête du Sauveur ont fait couler le sang qui nous rachète.
Dieu a libéré sa créature par cela même qui l’entravait !
C’est pourquoi on ne peut s’empêcher de regarder ces épines d’un œil contrit et aimant.
Ce vin n’est pas un symbole nébuleux : il appartient au quotidien. Nul besoin de théologie pour en percevoir le sens immédiat. Or on ne le trouvera pas dans les épines, c'est-à-dire dans tout ce qui limite l’homme, l’empêche de marcher, l’étouffe et le prive de sa ressemblance avec Dieu, de sa qualité de fils de Dieu, cohéritier du Christ. La quête de Dieu est l’ouverture d’un chemin de liberté, en aucun cas elle ne peut être synonyme d’enfermement.
Je pense à mon chardon d’hier, qui avait su franchir ses propres épines et sauter du coup au-delà des barbelés qui le voulaient enfermer. Belle leçon qu’il nous a donnée. Les chardons sont souvent plus chrétiens que nous.
Donc, pour avancer dans la liberté des enfants de Dieu, il faut en quelque sorte accepter de nous laisser agrandir par Dieu lui-même. Il nous hisse jusqu’en son Immensité en renonçant à nos propres prétentions à la grandeur et à l’autosuffisance. On reconnaît à cela l’œuvre de vie de Dieu en nous : c’est le raisin qui pousse quand nous, les sarments, acceptons de recevoir la vie du Cep qui est le Christ.
Pour continuer de filer la métaphore de la vigne, on ne cueillera donc pas la vie éternelle dans les épines des doctrines revenues à l’état sauvage, qui font fi de l’union de l’homme à Dieu, ou pis encore, qui font de l’homme son propre Dieu, le réduisant au terrible esclavage que dénonçait en ces termes le Poète dans Recueillement des Fleurs du Mal : « Sous le fouet du plaisir, ce bourreau sans merci ... »
Qu’en est-il de la figue, celle qu’il est impossible de cueillir sur les chardons ?
On sait que ce fruit calme la faim et la soif, au point qu’il était jadis un aliment complet capable de nourrir son homme à la belle saison. On se souvient que le Seigneur lui-même demanda un jour des figues à un arbre qui n’en avait pas et qu’à la stupéfaction de Ses apôtres, ce figuier se dessécha puis mourut en quelques heures. Tragique dénouement.
Les figues représentent le fruit que Dieu attend de nous. « J’ai soif » a-t-il dit à la Croix. A ce moment terrible, aucun fruit de douceur n’a été donné à Dieu par l’homme, si ce n’est tout le contraire : une éponge imbibée de fiel !
Reste qu’il nous est possible de donner à Jésus de ce fruit qu’il lui plaît de nous demander, et que dans sa bienveillance il veut bien accepter de nous (nous qui n’avons, soit dit en passant, rien à lui offrir qu’Il ne nous ait déjà donné lui-même).
Comment ?
En les cherchant pas sur les chardons, sur ce qui pousse spontanément comme le dit le texte que Matthieu applique aux faux prophètes. Mais en les cultivant avec constance et humilité au fond d’un cœur qui s’exerce à la charité. En répétant avec amour nos allégeances à Son Amour. En produisant un fruit de bienveillance et de douceur qui Lui ressemble. Là est la vraie saveur des fruits que nous lui pouvons tendre, nous les ouvriers de Son Jardin, invités à travailler dans sa vigne pour sa Gloire lors des quelques instants qui constituent toute notre vie.
Épines et chardons, amis de mes courses folles dans les chemins creux, vous ne semblez pas avoir la côte avec le Seigneur. En effet vous piquez, lacérez et blessez, vous obstruez le passage et ne laissez pas l’aventurier avancer librement là où son gré le conduit.
Et cependant vous avez porté un jour un fruit inouï.
Les épines qui ont blessé la tête du Sauveur ont fait couler le sang qui nous rachète.
Dieu a libéré sa créature par cela même qui l’entravait !
C’est pourquoi on ne peut s’empêcher de regarder ces épines d’un œil contrit et aimant.
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Les
armes du Combat
Jean
10 :10
Je suis
venu pour qu’ils aient la vie, et la vie en abondance
Matthieu
7 :15
C'est à
leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des
épines, ni des figues sur des chardons
Je t'avais laissé un comm mais il semble avoir disparu dans le tas de charbon, non, pardon, au milieu des chardons. Je m'extasiais de ton retour littéraire et mystique. Bises
RépondreSupprimerMerci pour ton soutien indefectible. Que ferais-je sans les réactions de mon unique commentatrice ?
RépondreSupprimerBises sans épines aucune