jeudi 27 août 2009

Dieu qui fera tout pour moi



Je crie vers Dieu, le Très-Haut,
vers Dieu qui fera tout pour moi.
Psaume 57 : 3


*

Ta parole ce matin mon Seigneur affirme une nouvelle fois l'excellence de Tes bontés ; la richesse excessive de ta miséricorde et de ta prévenance. La psaume 57 dit «Dieu qui fera tout pour moi.» de façon très juste et très consolante; mais il pourrait aussi bien affirmer « qui a déjà tout fait pour moi et le fera encore».
Que manque -t-il en effet à la Création ? L'ouvrage de tes mains offre de merveilleuses contemplations à qui sait voir, écouter et remercier. Mais Toi qui fis le monde en 7 jours (il importe bien peu ici de savoir si ce fut en une fois; en 10 000 ou en des millions d'années puisque nous savons que le temps aussi est l'oeuvre de tes mains et Tu ne lui es pas assujetti comme nous) ; Toi qui as dit que la Lumière soit,
Tu as dû payer le prix exorbitant de tout Ton sang, de toutes Tes larmes et de toute Ta douleur, y adjoindre celui de Ta vie pour payer la dette immense des fils d'un Adam qui voulut s'affranchir de Ta douce providence et savourer avant l'heure que Tu avais fixée la connaissance du Bien et du Mal.
Je crois qu'il était dans Ton plan de nous donner cette connaissance un jour ou l'autre, quand Ta sagesse l'eut décidé et que nos forces d'hommes ; tout à la fois immenses (elles sont Ton reflet) et limitées (l'homme n'est que la somme de ses misères) , eussent été nourries de Ta contemplation et de Ta confiance.
Mais nous avons péché par impatience et Tu as dû tout régler ; annihilant l'acte d'accusation et le clouant à la Croix comme dit terriblement bien saint Paul (Colossiens 2.14)
En ce sens, mon émerveillement de ce matin est double. Quand Ta parole dit que Tu feras tout pour moi , c'est que Tu feras tout et que tu l'as prouvé un nombre impossible à dire de fois :
Tu nous as créés
Tu nous as donné l'Univers
Tu nous as lavés de la malédiction, piège où nous avait entraînés l'ennemi de nos âmes
Tu Te donnes tout entier Toi même et nous prépares pour Toi , afin qu'à la fin du Parcours assigné sur cette merveilleuse terre qui n'est qu'un pâle reflet de ton Royaume, nous goûtions avec Toi les délices d'une éternité d'amour.

Ce programme est confondant de générosité et de bienveillance de Ta part; il est doux de Te louer et de se dire que Tu feras tout pour chacun d'entre nous, Toi qui nous as arrachés au néant en nous appelant à l'existence; puis à celui du péché; afin de mieux nous attirer vers Ton admirable perfection.
Pour cela aussi je veux te bénir et te bénir encore ce matin !


Les armes du combat :

Psaume 57 : 3
Je crie vers Dieu, le Très-Haut,
vers Dieu qui fera tout pour moi
.

Colossiens 2.14

Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix

mardi 25 août 2009

Confiture

mûres Août 2009
Contrairement à ce que j’avais affirmé haut et fort dans un précédent billet (nos cœurs n’en sont pas à une contradiction près, toi qui les as créés Tu le sais bien Seigneur) je me suis accordé le plaisir d'enfance de partir en vadrouille dans les alpages pour y cueillir des mûres et ainsi rapporter un peu du parfum de ces chemins agrestes ; en prévision des jours moins généreux où le travail prélève sa part du lion sur nos minutes.
Pendant que je remplissais un fond de seau de son maigre et épineux butin il m’est venu à l’esprit une comparaison certes pas ou peu novatrice ; mais qui m’a ouvert de nouvelles perspectives de méditation.
Ne sommes nous pas semblables à ces fruits sylvestres et méchants qu’il Te faut recueillir en Te piquant (comment ne pas penser alors qu’on se trouve au milieu des ronces à Ta couronne d’épines ?) afin d’en faire une confiture pour le Royaume, où rien d’amer ne peut entrer ?
Pour une mûre à peu près présentable, combien de baies à moitié rongées par les punaises, les vers et autres ravageurs ?
Combien de fruits pourris, blets et acides, d’autres en revanche pas assez mûrs, mais tous nichés au milieu d’inextricables épines ?
Et avant de trôner fièrement dans un bocal bien propre sur la nappe du petit-déjeuner familial, en quelle compagnie étaient ces fruits !
Ici une araignée gavée des insectes attirés par la pitance sucrée ; tout à son affaire dans sa toile, là une mouche irisée mais crottée, là encore une affreuse limace venant participer lentement au festin des mûres sur les ronciers ?
Et que dire des punaises qui dégagent une odeur infâme alors qu’elles dégustent les mûres qu’elles gâtent irréparablement ?
Or les similitudes avec la vie spirituelle sont patentes. Les mûres, petit trésor savoureux et sucré, sont nos bonnes intentions. Vite corrompues par toutes sortes de ravageurs, les vices et défauts, laisser-aller et appétits peu avouables.
Les épines sont les préoccupations qui en rendent la réalisation difficile, voire impossible.
Quant aux punaises puantes ; elles peuvent représenter les calomnies et médisances que nous pouvons dire, entendre ou subir, elles laissent en tous cas le même parfum lorsqu'on ne "veille pas à la porte de ses lèvres".

Pour arriver à tirer quelque chose de bon de cette cueillette ; quel travail épuisant ! Certes courir les chemins creux dans une grande frénésie d’enfance retrouvée est grisant, mais le résultat est maigrelet, à peine quelques menus bocaux ! Il faut vraiment avoir envie des mûres d’un terroir particulier !
Ne faut-il pas laver, trier, épépiner cette cueillette au prix d’un effort considérable ; la triturer, la sucrer et la cuire, la stériliser avant de pouvoir en tirer enfin la confiture parfumée et délicieuse attendue ?
Il y a, ai-je pensé hier, beaucoup à faire avant qu’une bonne intention arrive à produire son fruit.
Et sans Ta grâce, ô notre Divin jardinier, nous ne serrions qu’épines et baies pourries.
Heureusement, au prix d’une patience infinie et d’une Providence inépuisable, Tu daignes Toi même faire mûrir et cueillir nos maigres bonnes résolutions pour en tirer le meilleur, les rendre présentables et les emporter dans Ton royaume.
Pour cela aussi Seigneur je veux te remercier ce jour !


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Les armes du combat :
Saint Matthieu 7,15-19

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus sur la montagne, il leur disait : ” Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre mauvais donne des fruits détestables.

samedi 22 août 2009

En la fête de Marie Reine

Notre Dame du rosaire. Chapelle rurale, Selores Cantabrie Espagne 22 août 2009
Petites litanies en l’honneur de Marie Reine dans le goût désuet mais si touchant des antiques dévotions.

Reine élevée au Ciel ; prie pour nous (ppn)
Reine du bel amour ; ppn
Reine forte et bonne ; ppn
Reine agissante ; ppn
Reine toujours présente ;ppn
Reine notre seule espérance ; ppn
Reine qui nous guides sur la terre ; ppn
Reine qui nous accueilles au Ciel ; ppn
Reine dont la beauté a séduit le Roi de gloire (Psaume 44) ; ppn
Reine qui fait de nous des princes par toute la terre; ppn
Reine qui est la Réponse du Roi aux suppliques de ses enfants ; ppn
Reine qui sauves ton peuple ; ppn
Toi dont la puissance sur le cœur de Jésus est sans égale ; ppn
Toi qui nous connais ; ppn
Toi qui nous engendres à la vie du Royaume ; pnn
Toi, le chef d’oeuvre du Père ; pnn
Toi ; la porte du royaume du Fils ; pnn
Toi, la paix du St Esprit ; pnn

Prie pour nous Sainte Mère de Dieu
Pour que nous soyons capables de puiser les eaux aux sources du Salut (Isaie 12 ; 3).

Prions
Il t’a plu ô Seigneur dans ta bonté de couronner Marie comme Reine et Mère de toute la création ; à la prière qu’elle Te présente dans le Ciel libère en nous Ta grâce pour que nous puissions lui apporter nos cœurs et notre louange filiale afin d’être conduits par elle dans le Royaume.

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Les armes du combat :
Psaume 44 (45) ; 16
Tes fils tiendront la place de tes pères; tu les établiras princes dans toute la terre.
Isaie, 12 ; 3
Vous puiserez des eaux avec joie aux sources du salut

vendredi 21 août 2009

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ?

Domenico Corvi (1721-1803) Gédéon et le miracle de la toison

L’éternelle et, au fond, unique question qui surgit de la rencontre avec Dieu est posée avec émerveillement dans l’office du jour.
Dieu est amour, Dieu est lumière. A force de dire et de proclamer nous finissons par perdre de vue l’intensité de l’incandescence de cette audacieuse attribution. Mais il existe heureusement une infinité de signes laissés à dessein par une Personne aimante pour nous orienter sans que son évidence nous foudroie, comme le rapporte une tradition de terreur face à la théophanie dont fait état la Bible à maintes reprises,ainsi qu'on peut le voir dans le Livre des juges :
"Malheur à moi, Seigneur Yahweh, car j'ai vu l'Ange de Yahweh face à face."
S’exclame Gédéon (Juges 6 ; 26)

Ordre, beauté et concert sont les principaux indices que nous envoie Dieu pour nous rassurer et nous attirer.
L’ordre qui préside à la course des astres et des constellations, dans une prodigieuse et confondante harmonie, est un indice sûr de la volonté bienveillante de Celui qui nous aime.
La beauté des grandes et des petites choses est un motif d’émerveillement rafraîchissant. (J’ai gardé un souvenir très net au milieu de l’espèce de malstrom de textes lus, traduits et ingurgités pendant mes années d’étudiant d’espagnol, d’un sermon de Fray Luis de Granada intitulé « de la arañas » et me souviens d’avoir partagé l’enthousiasme du dominicain du 16ème siècle, qui rendait gloire à Dieu dans un écrit très éloquent pour la perfection des toiles d’araignées).
Dans le concert universel, notre partition personnelle, unique et irremplaçable est aussi un gage de la bonté d’un Dieu qui veille, par le moyen mystérieux de la providence, sur chacun d’entre nous.

Ces gages mille fois répétés sont pourtant ignorés avec superbe par l’homme se croyant scientifique, qui a développé une stratégie pour ignorer Dieu qui est absolument confondante de grossièreté. Pour quelles obscures raisons informée par des blessures, des rancunes, ou rancoeurs nous ingénions-nous si souvent à oublier Dieu ? A nier son règne et son importance ?
Comment ne sommes-nous pas conduits, par la simple observation des traces qu’Il a laissées à notre intention, à le chercher ?(et c’est déjà le trouver, on le sait).
Quel engourdissement des facultés, quelle léthargie mortelle nous rend si injustes face à Celui à qui nous devons tout ? Car enfin ce n’est pas renoncer à notre condition d’homme, dont nous sommes si fiers, que de fléchir le genou et de dire :
il y a certainement un Dieu et pour m’avoir créé si efficace, si capable de complexité, si sensible à l’harmonie, ce Dieu doit m’aimer.

jeudi 20 août 2009

Episode météo

Cabrojo Rionansa août 2009
Ce matin Seigneur, tout était blanc et tout avait disparu.
De la douce vallée que j’habite seule subsistait; dans une atmosphère irréelle, une ambiance cotonneuse et confortable. Plus de cimes, plus d’arbres, plus de soleil, rien. Les bruits eux-mêmes s’étaient estompés.
De minuscules nuées de gouttelettes – la brume d’été – s’étaient chargées de cet effacement, assez réussi.
En début d’après-midi le soleil est revenu, puis peu à peu les reliefs se sont réinstallés pour notre joie, la couleur inimitablement verte des montagnes arrosées par tant de siècles de pluie a paru. Tout était lavé, étincelant, radieux.
Ainsi le voile tenu qui nous séparait de la splendeur de la nature s’est-il dissipé et l’évidence de la beauté du monde m’a-t-elle une fois de plus coupé le souffle.

Transposer cet épisode météo sur le plan surnaturel est chose aisée. J’ai été frappé de ce que la liturgie des heures le faisait ce matin, à l’unisson de la nature :

Tel un brouillard qui se déchire
Et laisse émerger une cime,
Ce jour nous découvre, indicible,
Un autre jour, que l'on devine.


Qui imite qui ? La liturgie imite-t-elle le créé ou le créé est-il rendu liturgique par l’expérience de Dieu qu’en font Tes enfants, Seigneur ?
Je sais que la nuée qui nous entoure, faite de matière ténue, périssable, minimale, nous sépare fugitivement du monde réel, celui où Tu te tiens.
Je sais que la rudesse de nos sens ne perçoit presque rien de la beauté de Ton plan, dont nous n’avons que l’intuition jusqu’à ce que les anges aient pitié de nous et pointent pour nous Ton évidence.
Je sais que la bonne nouvelle du Royaume c’est que les boiteux courent, les sourds entendent et que les aveugles voient.
C’est ce qui se passe quand Tu nous saisis !
Nous bondissons alors à ta rencontre éternelle au lieu de ramper dans la fange de nos pauvres instants ;
Nous entendons Tes hymnes dans la Création toute entière ;
Nous Te voyons dans nos frères, là où Tu nous attends depuis toujours.

Viens dans nos cœurs Seigneur, notre Créateur et Père ;
Infuse-nous Ta grâce, mets Toi-même en nous le désir de Te chercher afin que Tu puisses nous trouver.
Épris de Ta beauté, séduits par Ta parole et Ton amour, nous entrerons dans Ton projet et nos brouillards- nos tristesses et nos inutilités- se dissiperont !
Viens Seigneur Jésus !

Les armes du combat :

Matthieu 11:5

Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

vendredi 14 août 2009

Veille de l’Assomption.

Le Couronnement de Marie au Ciel
14 août. Veille de l’Assomption.

Ce jour à mon sens est la veille d'une des plus belles fêtes pour nous les humains. Pourquoi ?

Il faut pour comprendre cela se souvenir que l’honneur qui est fait à Marie n’est pas une exclusion de ce qui est fait aux hommes et aux femmes, mais plutôt une anticipation de ce qui leur arrivera dans le Royaume des Cieux. Marie est la nouvelle Eve, (Mutans Hevae nomens, dit l’hymne traditionnelle de l’Ave Maris Stella) ; elle représente en cela l’humanité régénérée après le Relèvement effectué par Jésus Christ, dont elle a été la principale apôtre et disciple.

C’est en considération de cette qualité qu’ elle nous a précédés au Ciel avec son corps ; tel qu’il est dans le plan de Dieu de nous donner le nôtre après le jugement dernier, quand tout sera accompli et récapitulé en Christ, et qu’Il aura vaincu son dernier ennemi, la Mort.

Donc l’Assomption est la fête de l’arrivée au Ciel de la Vierge Marie, la femme qui enfanta l’Homme Dieu. Elle est allée au Ciel avec son corps et son âme ; privilège qu’elle ne partage guère, à ma connaissance hélas limitée, qu’avec Elie, le grand, le prophète par excellence, lequel s’est élevé sur un char de feu jusqu’en ces Demeures. Mais nous n’aurons pas à emprunter ce moyen car Marie, parce qu’elle est notre mère, désire nous faire bénéficier,nous ses enfants, de cette faveur. Ce sera une gloire de plus pour Elle, qui n’en manque pas.

Une autre des caractéristiques remarquables de la Mère de Dieu est son Immaculée Conception. Si d’aventure on s’étonnait de cette exemption de la faute originelle accordée à Marie la Théotokos, c’est qu’on n’aurait rien compris à la maternelle grandeur de celle qui, par la grâce dont elle est médiatrice, peut et souhaite nous faire passer de notre statut de «pauvres pécheurs reconnu dans la prière du Je vous salue Marie, à celui d’ «Immaculisés», de «rendus saints» par le moyen de salut qui est en Jésus Christ et qui nous vient d’elle. Autrement dit, Marie nous partagera son privilège, et c’est bien saints et immaculés que nous pourrons paraître, grâce à son intercession, devant le trône de grâce de Dieu un beau jour.

Pour tout cela, en cette veille de l’Assomption, mon cœur déborde de joie, et trouve une saveur toute délicieuse a répéter les mots du Magnificat qui sont dans l’Evangile de saint Luc :

désormais tous les âges me diront Bienheureuse

Oui, bienheureuse es tu Vierge Marie, toi qui as enfanté le Créateur pour le salut de tous. Tu as collaboré de tout ton être, de toutes tes forces et de toute ton âme à l’œuvre immense de rédemption du Sauveur, et tu nous accordes généreusement le complet soutien d’une mère aimante pour nous conduire à Lui. Rends-nous semblable à toi, disponible et toute donnée, afin que nous puissions aimer Celui qui nous aime pour qu’il puisse nous combler de Ses biens.

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Les armes du combats (versets à garder dans son cœur)

1 Corinthiens 15:26-26

Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds.
Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort.


Luc 1, 48
parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,

mercredi 12 août 2009

Je veux Te voir


Comme mes enfants Seigneur, je veux Te voir
Te voir de mes yeux !
Et Tu réponds une fois de plus à ma prières et me montres la splendeur de l’ouvrage de tes mains. Tu es partout. Seigneur, et tout spécialement dans le yeux de mes frères ;
Dans la voix des petits qui s’étonnent, s’émerveillent ;
Dans la liturgie immense des étoiles et des astres ;
Dans la toile de la nuit que Tes mains ont tendue.
Un amie disait de la nuit que Tu l’avais faite du velours de Tes paupières.
Je pense qu’elle voulait dire par là qu’elle jetait un voile de miséricorde sur nos errances
Et nous permet de moins T’oublier après nos tristes péchés de routine et d’ennui.
La nuit pour te voir et Te parler
Pendant que le concert d’été des grillons enlumine le silence et répète Ton nom très saint, Jésus.

Je veux Te goûter, car je sais que Tu es bon ;
Immédiat, près de moi, près de nous tous, tellement proche que Tu sais avant nous quelles pensées se tissent dans nos dédales intimes.
Tu as créé toutes les saveurs des épices, des fruits, des embruns, et du Paradis Tu as permis que nous emportions les parfums, et Tu t’es réjoui de nous donner cette faculté qui vient du ciel, là oû Ta vie coule dans les parfums de grâces.
Et ici dans notre terre
Tu te donnes comme aliment et pain, et ta présence subtile dans les cœurs est une empreinte suave. Dans nos rudesses, ta douceur ! Toi qui tiens les Mondes dans Tes mains !
Tu es si bon, si merveilleux Dieu proche, Dieu immédiat, Dieu accessible et pourtant si plein de majesté.
Ta louange est le meilleur don que Tu aies pu faire à nos tristesses, qui regardant vers Toi, resplendissent de Tes douceurs et Tes splendeurs en oubliant de se regarder et de se plaindre.
Comme ces icônes, bois et couleur qui soudain se mettent à exalter du miron.
Seigneur, ce bois sec de mon cœur, bariolé de pigments bon marché et d’oripeaux, fais le vivre !
Ce bois sec et racorni fais lui exhaler les suavités de l’amour !
Mets le en moi, mets le en nous cet amour dont nous sommes si incapables et pour lequel nous sommes faits !

lundi 10 août 2009

De la fuite au pélerinage

Rubens. Elie recevant de l'eau et du pain d'un Ange
Du Premier livre des Rois (1R 19, 4-8)
Le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel, marcha toute une journée dans le désert. Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. »
Puis il s'étendit sous le buisson, et s'endormit. Mais voici qu'un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! »
Il regarda, et il y avait près de sa tête un pain cuit sur la braise et une cruche d'eau. Il mangea, il but, et se rendormit.
Une seconde fois, l'ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! Autrement le chemin serait trop long pour toi. »
Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à l'Horeb, la montagne de Dieu.




La première lecture de la messe d’hier était d’une telle richesse et ouvrait de telles perspectives de contemplation que je ne peux m’empêcher d’y revenir.
Quelques mots, et tout un programme. Densité du texte sacré du livre des Rois qui raconte une histoire et nourrit l’âme par son exemplarité.

Elie c’est toi, c’est moi quand nous essayons de faire le bien, d’être transparents à Dieu et de porter son message dans un monde opaque.
Les antagonismes en présence sont clairs, le dénouement est exemplaire. Voyons plutôt les archétypes en présence :
Jézabel, la reine venue de Tyr, l’étrangère en pays d’Israël, représente la tentative de mainmise brutale de ce qui est spirituel et a la vocation à être saint – Israël. Sa volonté de régner sur le monde spirituel et de l’asservir n’aboutit pas mais provoque le découragement d’Elie, le héros.
Comme lui , il nous arrive de nous coucher, sans en pouvoir mais.
« Maintenant, Seigneur, c’en est trop »
Je ne sais pas combien de fois cela t’est arrivé. Moi cela m’arrive sans cesse, ce découragement qui vient du décalage entre les propos et les réalités, entre ce que la chair désire de toute sa force brutale et ce que le pauvre esprit efflanqué ose à peine formuler comme en se cachant : un monde avec Dieu, où la relation avec Dieu serait le seul souci, la grande affaire de la vie, puisqu’une éternité en sa compagnie nous attend.

La réponse de Dieu ne se fait pas attendre, un ange arrive les mains chargées de mets symboliques, qui figurent les sacrements.
De l’eau, qui représente toutes les grâces du baptême
Du pain, celles de l’Eucharistie. Mais Elie est si affecté par sa lutte avec le monde qu’il lui faut prendre deux fois de ces mets pour pouvoir marcher.
L’ange ne s’impatiente pas. Il sait – et Dieu aussi le sait- que nos forces sont limitées et que notre esprit parfois est lent à comprendre, à admettre, à obéir.
Une deuxième fois Elie se restaure.
Les forces retrouvée, c’est avec un nouvel élan qu’il se remet en route. Et quel élan ! Le plus admirable c’est qu’à présent il ne fuit plus, mais s’en va vers le mont Horeb, vers la Montagne sainte, vers Dieu.
Sa fuite devient pèlerinage. Il n’a plus peur.
Il s’en va vers l’autel de Dieu, qui a refait ses forces, il l’a fait rajeunir comme l’aigle.(Psaume 103:5)
L’aigle qui regarde très haut et fixe le soleil, c’est à dire qui peut voir Dieu, et c’est précisément le propos d’Elie qui se remet en route au long de 40 jours et de 40 nuits selon la symbolique des périodes saintes, complètes, signe des grandes régénérations (les années de voyage vers la Terre Promise, les jours de jeûne de Jésus dans le désert sont également au nombre de 40)

Quelle leçon en ces 5 versets !
Quel programme pour le croyant !
Alors nous qui nous tombons si souvent par terre, (moi, tous les jours, et plusieurs fois par jour) persécutés par le monde et nos passions, sachons que le baptême et la grâce agissent en nous. Et que Dieu répond toujours à la prière.
Les anges ne nous apportent pas le pain au désert, car il est accessible à tous dans la Communion.
Ils ne nous apparaissent pas car Dieu est à présent non seulement sur la Montagne sainte, mais partout depuis que Son Esprit a été répandu à la Croix.
A l’exemple d’Elie, reprenons courage et faisons de nos errances un pèlerinage. Dieu a déjà prévu le moment où il enverrait son ange nous rassasier si nous tombons.

Qu’Il en soit béni.

dimanche 9 août 2009

Comme un Eden retrouvé




Jésus divin Jardinier Jn 20;15
Tu nous as plantés pour Toi
Tu nous arroses de Ton amour et de ta patience
Tu nourris notre terre de Tes bienfaits
La Terre dans laquelle nous sommes plantés comme des arbustes, des arbres, des herbes.

Sans te fatiguer, Tu nous irrigues de Ta bonté, Toi la Fontaine inépuisable de charité

Tu fais, de Ton côté tout ce qu’il faut pour nous et au delà
Et nous savons que Tu attends de chacun d’entre nous des fruits uniques, irremplaçables, non interchangeables,
Des fruits que nous seuls pouvons produire dans le Concert de Ton projet.

Voyant que Ta terre ne portait pas les fruits d’adoration et de louange que Tu voulais présenter à Ton Père, Tu es venu Toi même T’offrir et sur l’arbre de la Croix tu es monté avec vaillance ;
Tu en es tombé comme un fruit d’action de grâce et de salut
Action de grâce pour Dieu et salut des Hommes.

A partir de là Seigneur Jésus
Bien aimé
On aurait pu attendre de la Création qu’elle se mît à fleurir comme un délicieux jardin, comme un Eden retrouvé.
Je passe les détails, ô Jardinier de mon cœur, hier je parlais d’un feu de ronce
Mais ces épines et ces chardons que nous te présentons jour après jour sont-ils vraiment les seuls fruits que nous puissions Te présenter, les seules fleurs que nos cœurs puissent produire pour leur Jardinier d’amour ?
Ton soleil brille pourtant pour tous, les justes et les méchants !

Ne Te fatigue pas de Tes plants Seigneurs
N’arrête pas l’ouvrage de Tes mains
Ton église est là qui te présente ses fleurs et ses fruits dans un coin du jardin comme jadis le fit Abel.
Ceux qui respirent sa rosée cessent de produire des épines, Tu les accueilles et les laves de l’eau d’amour jaillie de la fontaine de Ton cœur ouvert
Ceux qui sont brisés et fatigués retrouvent à l’ombre de ses arbres saints force et jeunesse
Arbres aux frondaisons épaisses que sont les justes, les prophètes les saints qui en cortège nous ont précédé, se sont écrasés les doigts sur les mottes eux aussi et puis avec Ton aide ont vu enfin des fleurs sortir de leurs cœurs et non plus des cactus et des chardons.

Car Tu nous fais rajeunir comme l’aigle
Alors que les chardons et toutes leurs épines sont éternellement vieux, vieux comme la faim de ceux qu’ils ne rassasient pas.

Ceux qui te font confiance fructifient :
Divin Jardinier, plante-nous dans le royaume de Ton cœur
Fais nous revenir Seigneur,(Lam. 5 ,21) Tu acceptes les pauvres cactus que nous sommes et Tu les fais fleurir !
Les épines et les écailles tombent devant Ton regard saint lorsque nous nous laissons aimer par Toi et pouvons répéter, stupéfaits et confondus :
Jésus, j’ai confiance en Toi !

Tu nous donnes l’eau de la vie dans ta Parole, Bible et psaumes, loi et chants, Ta merveilleuse Parole.

Merci Doux Sire pour tous ceux qui la proclament, l’écrivent, la publient et la diffusent dans toutes les églises
Protestants, orthodoxes, catholiques, juifs messianiques, évangéliques ;
Tous sèment et avec Toi font fleurir le désert de ce monde
Ils savent que celui qui ne sème pas avec Toi disperse

Ce jour est dimanche
C’est le jour où Ta parole sainte et proclamée dans l’assemblée
Le jour où par elle Tu nous sanctifies et nous associes à Ton action de grâce
Nous entrons dans tes parvis, Tu nous accueilles ;
Tu nous laves de Tes mots de vie et vérité
Tu nous alimentes de l’aliment le plus pur qui se puisse rêver
Ton corps
Tu fais briller pour nous le soleil de Ton amour, Tu nous guéris, nous sauves et nous replantes dans Ton jardin éternel ;
Chaque dimanche c'est nus que nous entrons comme Adam et Eve, dépouillés par nos péchés et notre vie ? Que T’importe ! Tu nous habilles de vêtements et Tu nous mets un anneau au doigt pour la fête !
Anneau de cette alliance où Tu t’allies à nous
Où le Jardinier donne sa vie à la fleur.

Divin Jardinier, tu fais sans cesse pour nous infiniment plus que ce que nous pourrions espérer ou rêver !

Que nos déserts exultent et fleurissent, qu’ils éclatent en cris de joie
Au pays de la soif l’eau a jailli et se répand !
*****
Les armes du combats (versets à garder dans son cœur)

Saint Jean, chap 20 ; verset 11 - 18
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ? » Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : « Seigneur, si c’est vous qui l’avez emporté, dites-moi où vous l’avez mis, et j’irai le prendre. »
Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabboni ! » c’est à dire « Maître ! »


Lamentations 5 : 21
"Fais-nous revenir, Seigneur, vers toi, et nous reviendrons…"

Evangile selon saint Matthieu, 12 ; 30
Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.

Psaume 102
Mon âme, bénis l'Éternel! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom! Mon âme, bénis l'Éternel, Et n'oublie aucun de ses bienfaits! C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; C'est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde; C'est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l'aigle

Psaume 92, 12-13
Les justes croissent comme le palmier, Ils s'élèvent comme le cèdre du Liban
Plantés dans la maison de l'Eternel, Ils prospèrent dans les parvis de notre Dieu.


Isaie 35, 1-2
Que le désert et la terre aride
manifestent leur joie !
Que le pays sec s'émerveille
et se couvre de fleurs




samedi 8 août 2009

Ce n’était qu’un feu de ronces


Quand je lis dans le livres des Psaumes “toutes les nations m’avaient encerclé” Ps 118:10 ou “elles m’entouraient comme des guêpes” je me représente bien la scène Seigneur
Je vois ces guêpes tourbillonnantes, je me souviens d’avoir déjà senti la menace qu’elles représentent.
Les guêpes et les frelons peuvent attaquer, et causer bien des douleurs.
Quand on s’approche d’une ruche il arrive que les abeilles se sentent menacées et se mettent à vrombir. La réaction normale est la fuite bien sûr, même s’il est avéré qu’elles n’attaquent délibérément qu’au cas où elles se sentiraient agressées.
Ces “ nations”, ces guêpes sont nos menus et grands soucis.
On en a une peur bleue.

Manque d’argent
Manque d’air
Manque de santé
Manque d’amour
Manque de considération
Manque de …..
Tout cela fait peur et paralyse.
Alors surgit l’angoisse. Qui s’en va de gaieté de cœur au devant de semblables désagréments ?

Heureusement ta Parole analyse la vraie nature du problème : “Ce n’était qu’un feu de ronces” !
Alors Seigneur il faut bien que je précise une chose, les ronces, surtout au mois d’août, moi j’aime ça. J’aime le spectacle des petites baies rouges et noires, j’aime leur parfum. Enfant, et même plus tard, j’ai cueilli dans l’enthousiasme des mûres pour en faire des confitures.
Et je sais que dans la moelle des tiges de ronces pondent les osmies, gentilles abeilles solitaires qui pollinisent les vergers.
Mais il faut bien reconnaître que les ronces sont pour le jardinier une source d’ennuis et que le temps de l’enfance est révolu. Il y a mieux à faire pour nourrir sa famille que d’aller cueillir des mûres !
Alors, nos soucis un feu de ronce ? Oui, si on s'en approche trop. Non seulement ça brûle mais si on y met la main, on peut se ramasser une écharde ou un brandon, double douleur.
C’est au fait un petit incendie spectaculaire. Ça crépite et ça monte haut, mais ça ne dure pas. Pas la peine d’appeler les pompiers. En réalité il est salutaire : ce feu nous débarrasse de tas d’épines encombrantes et prépare la terre pour une autre plantation, certainement plus utile.

Ce même Psaume donne une solution :
“Au Nom du Seigneur je les détruis”.
Mes problèmes d’argent - au nom du Seigneur je les détruis!
- je répète : “le Seigneur est mon Berger, je ne manque de rien”. J’ouvre les yeux et regarde ce dont je manque. Est-ce certain ? je sais que Tu y pourvoiras. N’est-ce qu'un mirage qui s’estompe ? Tu m'en guériras Seigneur, grâce à Ton nom, Jésus, comme un Baume précieux.

Mon manque d’amour, cette peur d’être seul?
Au nom du Seigneur je les détruis. Je redis " Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
il est pour moi le salut "
Mes soucis ?
Je les regarde en face, mais ne les laisse pas envahir mon âme, et je reste en Ta présence, sachant que Tu es avec moi.

Tu connais mes besoins et tu y pourvois selon la richesse de Ta grâce.

Voilà Seigneur ce que j’ai à te dire ce jour
Avec mon action de grâce.

Tant de fois Tu es venu à mon secours quand des portes se fermaient que je croyais essentielles.
Et Toi , tu en ouvrais d’autres dont j’ignorais jusqu’à l’existence.
Tu as parfois pris la forme d'un ou d'une amie.
Je n’a jamais manqué de rien avec Toi et Ta providence, mystérieuse et douce
m’a toujours, comme dit le psaume de Ton poète inspiré "mis au large" ;
C’est à dire qu'elle a desserré l’étreinte de l’angoisse qui noue la gorge.

Ta parole est vraie, elle me concerne aujourd’hui comme hier
Et je trouve beaucoup de bonheur à répéter avec ton poète
« Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes :
Le bras du Seigneur est fort,
le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »

***
Matthieu 6,25-34
"Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Regardez les oiseaux…, observez les lys des champs…, votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume et la Justice de Dieu…"

Cantique des Cantiques 1,3
Ton nom est comme un baume qui se répand ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

PSAUME 117, 1-10

1Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! *
Éternel est son amour !

2Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
3Que le dise la maison d'Aaron :
Éternel est son amour !
4Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

5Dans mon angoisse j'ai crié vers le Seigneur,
et lui m'a exaucé, mis au large.
6Le Seigneur est pour moi, je ne crains pas ;
que pourrait un homme contre moi ?
7Le Seigneur est avec moi pour me défendre,
et moi, je braverai mes ennemis.

8Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
9mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants !

10Toutes les nations m'ont encerclé :
au nom du Seigneur, je les détruis !
11Elles m'ont cerné, encerclé :
au nom du Seigneur, je les détruis !
12Elles m'ont cerné comme des guêpes :
(– ce n'était qu'un feu de ronces –)
au nom du Seigneur, je les détruis !

jeudi 6 août 2009

Sur le Mont Thabor. Transfiguration du Seigneur

Transfiguration
De l'office du jour

J’aime à Te contempler en ce jour, alors que tu es si beau, si éclatant de sainteté. ô Christ notre Dieu et notre Roi
Avec Toi sont Pierre, Jacques et Jean, et Tu devises avec Moïse et Elie.

Toi, resplendissant comme un soleil.

Chose qui est également arrivée à Moïse lorsqu’il devisait avec Toi au Sinaï.
Elie aussi devait pas mal resplendir de Ton feu lorsqu’il vit s’allumer l’autel sur une autre montagne de Palestine, au Carmel.

Et il y a encore d'autres similitudes entre vous Trois, par exemple cette odieuse affaire de rejet.
Moïse descendant du Sinaï trouve Ton peuple fléchissant les genoux devant une statue de vache en or.
Elie est défié par les prêtre de Baal ; leur pouvoir et leur emprises étaient tels en Israël, le pays que Tu T'étais choisi et réservé, qu'il pensait sincèrement qu’il ne restait plus personne pour T’aimer. Heureusement qu’il se trompait !

Et Toi Seigneur sur une autre montagne, peu après, tu vécus le pire des supplices à un homme infligé.
C’est pourquoi j’aime à Te contempler, quand Tu récapitules l’ancien et le nouveau Testament, quand Tu illumines les hommes que Tu as créés,
Et je resterais bien volontiers dans une cabane à regarder Ta gloire comme le proposaient Tes apôtres émerveillés...
Il faut maintenant retourner sur terre Seigneur
Mais reste avec nous, car il se fait tard.


***

Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, six jours après (avoir annoncé à ses disciples sa mort et sa résurrection), Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère et les emmena à l’écart sur une montagne élevée, et Il fut transfiguré devant eux. Son visage resplendissait comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que leur apparurent Moïse et Elie s’entretenant avec Jésus. Pierre lui dit : « Seigneur, nous sommes bien ici ! Si Tu le veux, je vais faire ici trois cabanes, une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les recouvrit et voilà qu’une voix venant de la nuée dit : « Celui-ci est mon Fils, le Bien-aimé, Celui qui a ma bienveillance. Ecoutez-le ! » En entendant cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent dans un grand effroi. Jésus s’approcha, les toucha et dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » Ils levèrent les yeux, et ne virent plus que Jésus seul. En redescendant de la montagne, Jésus leur dit : « Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts. »

Exode 34:30
Aaron et tous les enfants d'Israël regardèrent Moïse, et voici la peau de son visage rayonnait; et ils craignaient de s'approcher de lui.

Romains, 11:4
Mais que lui fut-il répondu de Dieu? je me suis réservé sept mille hommes, qui n'ont point fléchi le genou devant Bahal.

mardi 4 août 2009

Pater, Ave

la Théotokos
Dans la foulée de mon dernier saut à Fatima samedi, lieu où la Sainte Vierge a demandé expressément la récitation quotidienne du chapelet comme étant un élément important de son dispositif pour obtenir le salut pour le monde, j’ai vu germer une de ces menues pensées qui ne ressemblent à rien au début et puis finissent par s’imposer, comme une sorte d’évidence.
Alors je la partage, en toute simplicité, car ce n'est rien qu’une de mes bribes de prière.
Dans l’assemblage de ces petites fleurs qui constituent le rosaire la prière du “Notre Père” précède celle du “je vous salue”. Marie nous accompagne ainsi dans cette démarche d’abandon filial qui consiste à égrener cette dévotion antique. Or, lorsque l’on prie en disant “ mais délivre nous du mal” l’enchaînement montre que la réponse du Père c’est Marie : “je vous salue Marie”. C’est elle qui nous délivre du mal, selon qu’il est écrit dans la Genèse que Dieu s’adressa au serpent et lui annonça qu’une femme lui écraserait la tête.
Ainsi la réponse de Dieu n’est pas une théophanie aveuglante, une sorte de préfiguration de l’Harmaguédon qui terrasserait une à une les mille têtes de l’hydre, mais c’est le sourire, et la force de Marie, la Théotokos, la toute sainte. Et la prière est exaucée, et Marie agit.

*****
Genèse 3:15
Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Apocalypse 16 : 16
Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon.

lundi 3 août 2009

Aujourd’hui même en paradis




<---- Le Bon Larron La rencontre hier avec cette effigie du Seigneur garrotté dans l’attente du jugement et de la crucifixion actualise en moi les images de la Passion, et ce sont les dernières Paroles du Christ qui hantent mon lambeau de prière ce soir.

Aujourd’hui même tu seras avec Moi en paradis.
(Luc 23/39-43)

Quelle merveilleuse promesse, prononcée à un tel moment !

Au Calvaire, deux hommes et un Dieu.
Deux malfaiteurs qui nous représentent parfaitement. L’un accepte le salut, l’autre le refuse. Voilà notre histoire commune ainsi figurée. Car nous allons tous mourir un jour ou l’autre et nous aurons à accepter ou non ce salut en cette heure ultime.
Ce qui m’impressionne dans cet épisode c’est que notre humanité est figurée par deux larrons. Deux voleurs. Or n’est-ce pas là un raccourci saisissant de notre condition ? Qu’est-ce que l’homme non encore racheté si ce n’est un voleur ? Suivant en cela les traces d’Adam, qui s’est emparé d’un privilège que Dieu même lui réservait pour plus tard, l’homme vole des tas de choses. C’est malheureusement inhérent à la nature humaine déchue que de vouloir s’emparer de ce qui n’est pas à soi. Argent bien sûr. Mais aussi terres, limites, objets. Et encore réputation, estime, curriculums, temps. Pour finir, last but not least, vol systématique du tribut de reconnaissance et d’adoration dû à Dieu.
En pourcentage, combien de temps pour moi et combien de temps pour Toi mon Dieu dans ma journée ? Quel pourcentage de mon salaire va aux pauvres et à mon église ? Enfin, parce que des choses plus graves se passent dans l’indifférence générale, combien de docteurs et de savants décident de gérer eux mêmes le mystère de la vie, et s'emparent ce faisant de l'une des principales prérogatives de Dieu, qui est de donner – et de reprendre- la vie ?

Ce mot voleur dans la Bible n’est certes pas indifférent. C’est ainsi l’épithète que Judas mérite sous la plume de Jean, qui le qualifie ainsi dans son Evangile, lui qui connaît son crime et l’a côtoyé environ 3 ans, pendant la vie publique du Seigneur.

Ce voleur fils d’Adam, ce Judas en résumé, c’est nous, c’est moi. Ne cherchons pas une représentation du larron racheté, c’est la nôtre. Nous sommes rachetés par la Miséricorde en tant que voleurs, parce que voleurs. Parce que fils d’Adam.
Parce que moi aussi je suis un Judas en puissance. Parce que je ne puis imaginer que Dieu va me combler de tant et tant de bienfaits, de richesses, de gloire. Alors cette faim que j'ai de grandes choses, je la trompe par un abaissement, une descente dans la fange, et c'est là que Tu viens me chercher ô Christ !

Et quelle profusion de rachat en échange d’un élan du cœur de ce pauvre homme ! La paradis aujourd’hui même. Le purgatoire est fait sur la croix et la souffrance odieuse, injuste du condamné (exécute-t-on un semblable pour une bourse volée ou une maison dévalisée ? C’est un autre débat) s’associe à celle du Rédempteur pour produire un merveilleux fruit de salut et faire entrer une âme dans le royaume parmi les premières.
Saint Bon Larron, associe ta prière à la nôtre et obtiens de Dieu qu’Il nous fasse désirer les biens éternels, et que les désirant, nous soyons déjà comblés.

***
Jn 12:6
Mais il (Judas) dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.

dimanche 2 août 2009

Devant une effigie du Seigneur tuméfié


Jésus
Très doux Sire
En Te voyant en effigie dans le dédale manuélin du très noble couvent des Templiers de Tomar, non loin de Fátima
Il m’est venu à l’esprit, ou plutôt au cœur cette formule des oraisons de Sainte Brigitte :
Très doux Jésus, qu’avez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait ?
Ta majesté éclate dans ta solitude, dans la nuit du Jeudi Saint
Dans cette nuit où Tu recrées notre monde au prix de toutes Tes larmes
Et de tout Ton sang, et de Toutes tes souffrances.
C’est ainsi Très doux Sire
Que Tu as conquis une à une les âmes de tous les hommes
Je ne puis que Te donner la mienne, mais prends ce qui est à Toi.