lundi 2 novembre 2009

2 Novembre, jour des défunts

Cimetiere La Paz Obrages Bolivie Novembre 2006
J+M

Belle tradition, qui consiste à faire mémoire de ceux qui nous sont chers et qui ne sont plus. Enfin, plus de la même façon, parce que pour ce qui est d’« être», je crois sincèrement qu’ils « sont « plus que nous, se trouvant dans l’Eternité.
Visiter les tombes, les fleurir, se recueillir, prier avec eux et pour eux, c'est un travail de deuil et de maturation, une préparation à cet abandon, cet acte de confiance en Dieu au cours duquel nous lui remettrons notre vie à notre tour (hodie mihi, cras tibi).
Je déplore avec force l’intrusion dans notre paysage spirituel de l’abominable Halloween, mix recyclé de superstitions celtiques et de néo paganisme à la sauce orange saveur citrouille ; alors que nous avons la paisible possibilité en ce temps de Toussaint de nous recueillir et de nous réjouir, sachant que nos proches disparus nous accompagnent de leur présence invisible et de leur prière.
Ce détournement est avant tout regrettable chez les enfants qui perdent le Nord spirituel, confondent défunts et monstres et ne voient plus dans les cimetières, ces espaces saints qu’en espagnol on appelle campo santo le lieu où est semée l’espérance mais le théâtre de confuses opération dites « gothiques ».
Ce tour de passe-passe spirituel est à l’évidence, car nous n’ignorons pas ses desseins, signé de celui qui veut nous priver de l’espérance, (Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, …., la petite espérance s’avance. C’est elle, cette petite, qui entraîne tout. Car la foi ne voit que ce qui est. Ch. Peguy)
Cette espérance est aussi la nôtre. Il existe une sorte de doux devoir -espérer en la miséricorde de Dieu, doux devoir de croire en son propre salut (et à fortiori en celui des autres) qui donne leur sens à nos cimetières. Ne les perdons pas de vue en ces jours de fête.
Et comme jadis Esaü n’échangeons pas nos privilèges et notre héritage de fils de Dieu contre un triste plat de lentilles. Notre espérance est bien de ressusciter au dernier jour, semés corruptibles et ressuscités vêtus du lin spirituel du Paradis. L’espoir de revoir nos êtres chers est fondé, pas celui de les voir se diluer dans un magma primal où la Pacha Mama sud-américaine emboîte le pas des forces telluriques celto-orientales, des chenilles et des papillons. Non. Pas d’obscure réincarnation ; à la lumière de la fête de tous les saints nos défunts ressusciteront. Semés mortels ils seront engrangés immortels dans les greniers de Dieu.
La parole de Dieu est très claire là-dessus.
Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, (Hébreux 9:27)
Nous les retrouverons tels qu’ils nous ont aimés, et non pas transformés en improbables énergies.
Et c’est précisément pour hâter ces retrouvailles qu’il nous appartient solidairement de les aider dans leur parcours de purification, par tous les moyens que la Providence mis à notre portée : la prière, l’aumône, les sacrifices (ramasser une petite épingle comme sainte Thérèse sans protester peut-être un sacrifice de grande valeur).

Idée solidaire 2 :
Donner des aumônes pour les défunts
Le Seigneur Lui-même nous y invite : Donne à celui qui te demande (Mat 5 :42)
Cette monnaie-là donnée à ceux qui sont pauvres parmi les pauvres (les défunts n’ont plus rien) a cours au paradis, à l’inverse de nos richesses. Et puis il y a partout des pauvres qui tendent la main ...

Les armes du combat :

Luc 16:9

Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu'ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.
Hébreux 9:27
Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.

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